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Le Cercle de la Donnée est un Think tank indépendant réunissant des spécialistes de la donnée soucieux d’excellence et d’éthique.

Deux questions ont été posées à Christian des Lauriers représentant INFHOTEP et ADEQUACY en tant que partenaire du Cercle de la données dans le cadre de la dernière newsletter diffusée aux membres de ce Think tank.

Avez-vous une réflexion à partager sur la période de confinement passée vis-à-vis du monde de la donnée ?

Le confinement a permis de réduire le nombre de « RGPD sceptiques » …

La population que je suis amené à côtoyer régulièrement au sein des entreprises et de manière amicale est plutôt orientée sur les CSP+ de quarante ans. C’est leur état d’esprit et le changement induit par la période récente vis-à-vis de la protection des données à caractère personnel qui alimente ma réflexion d’aujourd’hui.

Avant le confinement, j’avais fait le constat que cette population était souvent « RGPD sceptique », ou ne se sentait simplement pas concernée par la protection des données à caractère personnel. Aux commandes de bien des entreprises et organisations ces « RGPD sceptiques » ont beaucoup de mal à évaluer les enjeux de l’exploitation des données, en particulier celles comportant un caractère personnel. Ils sont nombreux à considérer la mise en place du RGPD comme un frein au développement du business européen au profit des GAFA, ou des BATX. Ils sont pourtant ingénieurs de formation, issus de grandes écoles de commerce, et cadres dirigeants ou entrepreneurs.

Avant le confinement, une bonne part d’entre eux n’avaient pas vraiment pris la mesure de l’accélération de la production de données, de leur accessibilité, ni de l’agilité des algorithmes et de la puissance du Cloud qui permettent, combinées, en l’espace de quelques instants de tout savoir sur tout un chacun.

Le confinement, à de multiples points de vue, nous a tous poussé à nous interroger, nous remettre en question, à changer de paradigme… De manière inopinée, le RGPD s’est invité dans le confinement au travers des problématiques du travail à distance ou de la santé avec l’application Stop Covid, par exemple. Il a aussi fait prendre conscience qu’en période de crise la tentation étatique peut être forte dans le reniement des libertés individuelles pour « de bonnes intentions et raisons » et que les données sont aujourd’hui au cœur de ces enjeux.

Avec la COVID 19 et le confinement, les « RGPD sceptiques » ont alors pris du recul et pris conscience des enjeux de la donnée et du bien-fondé du cadre juridique existant.

Comment voyez-vous la suite de votre partenariat avec le Cercle dans ce nouveau contexte ?

Accélérer la contribution d’ ADEQUACY pour favoriser une utilisation et une exploitation éthique des données.

Le Cercle de la donnée est composé d’un panel de personnes et d’organisations très représentatives sur le sujet de la donnée. Ce sont pour la plupart des professionnels qui sont au cœur du business de leurs entreprises, de leurs organisations.

Ils sont tous confrontés au phénomène d’explosion du volume de données et des problématiques liées à leur exploitation. A l’image de l’arrivée en masse des automobiles sur les routes du XXème siècle et de la création du Code de la Route, il faut pouvoir réguler l’utilisation et l’exploitation des données par des Codes de bonne conduite comme le RGPD. Dans un contexte où les données personnelles affluent de plus en plus sur les réseaux et sur le web, Le Cercle de la Donnée participe à la définition de pratiques éthiques et à l’élaboration de ces codes.

En tant que partenaire du Cercle de la Donnée nous voulons accélérer notre contribution dans le cadre de son audience grandissante pour favoriser une utilisation et une exploitation éthique des données.