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L’harmonie des vivants avec le vivant. Telle pourrait être une définition de l’écologie. Cependant, la puissante planète qu’est Internet redéfinit les contours de la place de ces vivants dans sa technique par rapport à son environnement. Ce n’est plus le papier, le savoir par la lecture et la raison, mais l’informatique, l’intelligence artificielle et la programmation. L’ordre naturel du monde, l’animal avant la machine, se confronte à l’ère du numérique, emportant dans son tourbillon une inévitable transition écologique numérique.

Pour ce faire, le réveil des consciences sur l’écologie se fait de plus en plus incisif ces dernières années. Le réchauffement climatique, la fonte des glaces, les marées noires, le plastique, la pollution en règle générale. On ne peut plus faire comme si nous ne savions pas.

Mais assez parlé de numérique. Pourquoi écrire une énième étude sur l’impact du numérique sur notre belle planète Terre, sans aller puiser à la source. La source, l’or noir, c’est la donnée. C’est d’elle dont il faut parler : cette pollution bien plus invisible et pourtant, rendue indispensable à bon nombre d’activités, si ce n’est toutes. On parle de données partout, tout le temps. On la collecte à ne plus savoir qu’en faire, on l’utilise sans savoir la stocker, on la conserve en se disant “on ne sait jamais, un jour elle pourrait nous servir”. Elle ne meurt jamais, alors que son cycle de vie devrait s’achever par une purge.

Son impact est environnemental. Oui, il l’est. Mais pas seulement. Il nous apparaît trois points de vue indispensables pour cerner ce que nous avons appelé « l’écologie de la donnée » : quel constat environnemental peut-on faire face à la matière première qu’est devenue la donnée ? Quel constat anthropologique peut-on établir face à l’omniprésence et le pouvoir de la donnée ? Quel constat organisationnel peut-on déduire suite à des années de tentatives de gouvernance de la donnée ?

Trois environnements (celui de la nature, celui des Hommes, celui de l’entreprise) pour tenter de trouver les attitudes, comportements, solutions, ou encore sorties de secours écoresponsables et passer du « il faudrait » à une mise en place concrète et pratique vis-à-vis de la « matière première » essentielle aux activités humaines du XXIe siècle.
Alors que la grande place s’occupe à parler d’impact écologique du numérique, l’objectif que nous poursuivons à travers cette réflexion collective, serait d’assimiler qu’un comportement éthique ou écologique vis-à-vis de la donnée pourrait se révéler être un véritable avantage concurrentiel fort pour les acteurs du marché.
Chez Infhotep, nous n’avons pas la langue dans notre poche, ni les yeux, ni les mains. Et c’est pourquoi nous vous livrons dans une suite d’articles, les points de vue de chacun sur la question du bon usage de la donnée.

Nous abordons ce vaste sujet avec notre déformation professionnelle. En employant les axes d’analyses par lesquels nous pouvons apporter un avis à valeur ajoutée. Sans conformisme ni préjugés. En n’hésitant pas non plus à ouvrir le débat sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Les articles que vous allez lire présentent les points de vue des Infhotépiens sur le thème de l’écologie et de l’éthique de la donnée. Chacun a sa sensibilité, ses points d’intérêt, ses biais et ses avis. La richesse de ces articles réside exactement dans cette diversité de point de vue. C’est cette richesse d’opinions et de savoir-faire qui fait notre marque de fabrique depuis 17 ans.

Angélique de Tourtier

Angélique de Tourtier

Consultante en protection des données personnelles