Salon e-commerce 2011
Le marché se maintien
Comme chaque année, le salon e-commerce s’impose comme l’événement incontournable pour identifier les tendances du marché, les acteurs émergent et les innovations. Cette édition 2011 confirme les tendances de l’année dernière : émergence du m-commerce et du social-commerce, peu d’innovation, et un marché qui se stabilise.
La dernière demi-journée de l’édition 2011 sur le Salon e-commerce qui se tenait à Paris, tient ses promesses en termes de fréquentation. Si les allées ne sont pas bondées, elles sont très animées et les exposants interrogés sont satisfaits du nombre de visiteurs reçu. Parmi les 550 exposants, on retrouve un marché qui se structure et se spécialise. Chaque métier est représenté et les acteurs sont regroupé selon leur spécialité : technologies, services, marketing, optimisation, relation client, logistique et transport, banque, institutions.
M-commerce, social commerce, deux tendances lourdes Avec plus d’une centaine d’exposants spécialisés sur le m-commerce et encore autant sur le social commerce, il devient impossible d’ignorer l’émergence de ces nouveaux usages. « Aujourd’hui, aucun acteur du e-commerce ne peut envisager son activité en dehors des smart phones et de Facebook » nous confie Christopher Hales, consultant junior en stratégie digitale au sein du cabinet Infhotep. De plus en plus d’agences proposent d’ailleurs des services de conversion plus ou moins automatisée de d’un site web vers une application Iphone. On voit aussi émerger de nombreuses solutions qui tentent de « tracker » l’internaute client sur tous ces supports. « Le multi canal, l’interopérabilité des données et leur intégration au Système d’Information sera l’enjeu de 2012 » affirme Sébastien Dujoncquoy, spécialiste du marketing relationnel sur les réseaux sociaux.
Peu d’innovation Côté innovation, on note tout de même une certaine déception. Les acteurs se concentrent sur les main stream sans se risquer à innover trop. On appréciera tout de même la démonstration d’eye tracking très impressionnante de Tobii qui permet de diriger les applications de son PC avec un simple regard. Cela fonctionne aussi pour les applications les plus dynamiques telles que les jeux vidéos ! Un marché qui s’internationalise
Outre la présence d’un imposant stand dédié aux entreprises tunisienne, de nombreux acteurs se tournent vers des marchés émergents comme le Brésil. Christophe Bosquet, directeur associé de l’agence Effiliation reste toutefois méfiant : « le marché français reste très bon et nous permet de tenter l’aventure au Brésil. Nous avons ouvert notre bureau de Sao Paulo il y a un mois mais vu l’affluence d’acteurs français dans ce pays, le risque de se faire doubler dans les 12 mois qui viennent est grand ! ».
En cette période d’annonce de crise, le marché du e-commerce est loin d’être morose en France. Nul doute d’ailleurs que les activités portées par le digitale sauront faire face aux éventuelles difficultés des mois à venir.
Mehdi Gharsallah Directeur, Stratégie digitale Cabinet Infhotep Paris


