Nous avons analysé les réponses des collectivités issues de l’enquête SIRH 2009 aux questions : « Avez-vous ou envisagez-vous une application distincte pour le recrutement ? » ; « En êtes-vous satisfait ? »
53 d’entre elles ont répondu et nous constatons les éléments suivants : Les collectivités de moins de 3000 agents gèrent essentiellement le recrutement par le biais d’outils bureautiques et estiment ne pas avoir besoin d’informatisation.
Les collectivités de plus de 3000 agents, pour une grande partie d’entre elles attendent beaucoup de leur progiciel « cœur de métier » et souhaitent pouvoir déployer par leur biais des fonctionnalités de gestion du recrutement.

Seules 12 collectivités ont mis en œuvre une solution informatisée au travers d’un progiciel. Ces solutions sont pour moitié celles d’éditeurs de niches et pour moitié celles des éditeurs du marché des SIRH territoriaux (CIVIL - Net - RH de ciril ; Civi-RH de Civitas – Cegid ; Astre RH de GFI et HR Access de Fidelity en l’occurrence.

Si l’on zoome sur les collectivités qui déclarent avoir effectivement mis en œuvre une solution informatisée du recrutement, on constate que : Les « bricolages » sur les outils bureautiques atteignent leurs limites Les applications de niches respectent globalement leurs promesses tout comme celles des éditeurs du marché des SIRH territoriaux.

Aujourd’hui les applications de gestion du recrutement se doivent de couvrir les grandes fonctionnalités suivantes :
1. L’acquisition des données des candidats (CV) et leur organisation
2. L’édition des courriers
3. La gestion des circuits de recrutement et le suivi des étapes
4. La gestion des offres d’emplois (en lien avec les postes)
5. La recherche d’adéquation entre compétences des postes et compétences des candidats
Sur les 3 premiers items sont aujourd’hui bien assurés dans des applications ou des modules relativement autonomes du reste du SIRH, le défi de demain va porter sur l’informatisation des 2 derniers items qui nécessiteront sans aucun doute des interactions très fortes avec le référentiel de GPEC. Tout l’enjeu est alors de penser son cahier des charges et son déploiement en global et non plus uniquement sur l’aspects des seules fonctionnalités à couvrir et services à informatiser.


